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prurit d'origine interne
DOC DZ...La Communauté des Etudiants et Praticiens en Médecine :: PRATIQUES MEDICALES ... :: PRATIMED : GESTES et CAT
:: 6eme année :: dermatologie
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prurit d'origine interne
salam alikom
Prurits d'origine interne
En l’absence de lésions cutanées, une maladie générale doit être recherchée de manière systématique. En cas de négativité du bilan initial et de la persistance du prurit, il est parfois utile de le répéter.
Celui-ci peut en effet précéder de plusieurs mois l’apparition d’une maladie organique.
Insuffisance rénale chronique
La majorité des malades en insuffisance rénale chronique expérimentent la sensation de prurit au cours de leur maladie. La plupart du temps, la peau apparaît normale, parfois un peu sèche. La pathogénie en est complexe. Divers facteurs y contribuent :
hyperparathyroïdie secondaire, excès d’aluminium, élévation des taux d’histamine, hypervitaminose A épidermique ou xérose.
Choléstase
Le prurit est classiquement associé à l’élévation des taux plasmatiques de sels biliaires, bien qu’il n’y ait pas
de preuve de l’existence d’un lien de causalité directe.
L’implication d’un des facteurs opioïdes dans sa pathogénie est appuyée par le fait que la naloxone est
parfois efficace. Le prurit débute fréquemment dans les régions palmaires. Il est parfois très invalidant,
pouvant à lui seul faire poser l’indication d’une transplantation hépatique chez les personnes atteintes
de cirrhose biliaire primitive.
Les prurits gravidiques exempts de lésions cutanées s’intègrent souvent aussi dans le cadre d’une cholestase.
Anomalies métaboliques et endocriniennes
La responsabilité d’une carence martiale est controversée, mais des malades ayant une anémie ferriprive ont vu leur prurit disparaître après correction de la carence.
La thyrotoxicose peut s’accompagner d’un prurit féroce, qui peut même constituer le seul signal d’appel.
La cause n’en est pas connue parfaitement, mais la dilatation des vaisseaux des territoires cutanés
entraîne un accroissement de la température cutanée et peut-être une diminution du seuil du prurit.
L’hypothyroïdie peut aussi s’accompagner d’un prurit, cette fois provoqué par le dessèchement cutané et
amélioré par les émollients.
Le diabète en est une cause classique, mais le lien entre les deux affections n’est pas prouvé.
Hémopathies
Un prurit isolé et souvent insomniant peut constituer la seule manifestation fonctionnelle d’un lymphome. Une polyglobulie, une myélodysplasie ou un syndrome hyperéosinophilique peuvent être révélés par l’existence d’un prurit aquagénique .
Celui-ci apparaît dans les minutes qui suivent un contact avec l’eau et dure en moyenne entre 15 minutes et 1 heure. Il n’est pas influencé par la température de celle-ci. Il peut précéder de plusieurs années la découverte de la polycythémie. Toutefois, un tel prurit à l’eau est le plus souvent idiopathique.
Prurit des malades séropositifs pour le VIH
Ce prurit est fréquent, d’autant que l’affection est avancée. Les causes en sont multiples et souvent intriquées : médicaments antiprotéase, xérose cutanée, prolifération de Demodex, folliculite à éosinophiles.
Prurits des maladies neurologiques
Un prurit peut être le symptôme révélateur d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob. Il peut aussi accompagner des tumeurs cérébrales, des accidents ischémiques et des scléroses en plaques.
Médicaments inducteurs de prurit
La liste des médicaments le plus fréquemment en cause est détaillée ci-dessous.
-Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine
-Antipaludéens de synthèse
-Opiacés (et notamment l’héroïne)
-Quinidiniques
-Antiprotéases
-Interféron alpha
-Tous les médicaments inducteurs d’une cholestase.
Prurits d'origine interne
En l’absence de lésions cutanées, une maladie générale doit être recherchée de manière systématique. En cas de négativité du bilan initial et de la persistance du prurit, il est parfois utile de le répéter.
Celui-ci peut en effet précéder de plusieurs mois l’apparition d’une maladie organique.
Insuffisance rénale chronique
La majorité des malades en insuffisance rénale chronique expérimentent la sensation de prurit au cours de leur maladie. La plupart du temps, la peau apparaît normale, parfois un peu sèche. La pathogénie en est complexe. Divers facteurs y contribuent :
hyperparathyroïdie secondaire, excès d’aluminium, élévation des taux d’histamine, hypervitaminose A épidermique ou xérose.
Choléstase
Le prurit est classiquement associé à l’élévation des taux plasmatiques de sels biliaires, bien qu’il n’y ait pas
de preuve de l’existence d’un lien de causalité directe.
L’implication d’un des facteurs opioïdes dans sa pathogénie est appuyée par le fait que la naloxone est
parfois efficace. Le prurit débute fréquemment dans les régions palmaires. Il est parfois très invalidant,
pouvant à lui seul faire poser l’indication d’une transplantation hépatique chez les personnes atteintes
de cirrhose biliaire primitive.
Les prurits gravidiques exempts de lésions cutanées s’intègrent souvent aussi dans le cadre d’une cholestase.
Anomalies métaboliques et endocriniennes
La responsabilité d’une carence martiale est controversée, mais des malades ayant une anémie ferriprive ont vu leur prurit disparaître après correction de la carence.
La thyrotoxicose peut s’accompagner d’un prurit féroce, qui peut même constituer le seul signal d’appel.
La cause n’en est pas connue parfaitement, mais la dilatation des vaisseaux des territoires cutanés
entraîne un accroissement de la température cutanée et peut-être une diminution du seuil du prurit.
L’hypothyroïdie peut aussi s’accompagner d’un prurit, cette fois provoqué par le dessèchement cutané et
amélioré par les émollients.
Le diabète en est une cause classique, mais le lien entre les deux affections n’est pas prouvé.
Hémopathies
Un prurit isolé et souvent insomniant peut constituer la seule manifestation fonctionnelle d’un lymphome. Une polyglobulie, une myélodysplasie ou un syndrome hyperéosinophilique peuvent être révélés par l’existence d’un prurit aquagénique .
Celui-ci apparaît dans les minutes qui suivent un contact avec l’eau et dure en moyenne entre 15 minutes et 1 heure. Il n’est pas influencé par la température de celle-ci. Il peut précéder de plusieurs années la découverte de la polycythémie. Toutefois, un tel prurit à l’eau est le plus souvent idiopathique.
Prurit des malades séropositifs pour le VIH
Ce prurit est fréquent, d’autant que l’affection est avancée. Les causes en sont multiples et souvent intriquées : médicaments antiprotéase, xérose cutanée, prolifération de Demodex, folliculite à éosinophiles.
Prurits des maladies neurologiques
Un prurit peut être le symptôme révélateur d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob. Il peut aussi accompagner des tumeurs cérébrales, des accidents ischémiques et des scléroses en plaques.
Médicaments inducteurs de prurit
La liste des médicaments le plus fréquemment en cause est détaillée ci-dessous.
-Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine
-Antipaludéens de synthèse
-Opiacés (et notamment l’héroïne)
-Quinidiniques
-Antiprotéases
-Interféron alpha
-Tous les médicaments inducteurs d’une cholestase.
_________________
قال صلى الله عليه وسلم:"ما من عبد مسلم يدعو لأخيه بظهر الغيب إلا قال الملك: ولك بمثل" ً.
tobibe- Moderateur

- Messages: 2323
inscrit(e) le:: 03/08/2009
Localisation: Algerie
Re: prurit d'origine interne
un résumé pratique, merci

dzayer!!- Membre Actif

- Messages: 288
inscrit(e) le:: 21/06/2010
Localisation: !!
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